
Gants à 1 €, pantalon de ski à 15 €, paire de skis enfant autour de 50 € : ce week-end de la Toussaint, les bourses aux skis des clubs ont fait le plein, de Bagnols-sur-Cèze à Dijon. Les organisateurs le disent sans détour : avec la hausse du coût des vacances à la neige, l’occasion devient le premier réflexe pour s’équiper.
Bagnols-sur-Cèze : des prix qui attirent plus de monde que l’an dernier
Le ski club Bagnols Marcoule organisait sa bourse tout le week-end, jusqu’au dimanche 1er novembre, à la salle multiculturelle de la ville. Selon le reportage de Midi Libre, une visiteuse y a trouvé une paire de gants à 1 € et des lunettes à 2 €, une autre un pantalon de ski noir à 15 €.
Le chiffre qui résume l’affluence : la nocturne du vendredi a, à elle seule, réalisé 20 000 € de chiffre d’affaires, dont le club conserve 15 % pour financer séjours et stages pour les enfants. Les organisateurs attribuent cette fréquentation supérieure à celle de l’an passé à « la crise économique actuelle », et au coût du ski et des transports qui augmente d’année en année.
Détail parlant : une enseigne de sport présente sur place vendait du matériel neuf déstocké avec des remises de 25 à 50 %. Un jeune couple interrogé par le quotidien jugeait pourtant que « cela reste quand même cher » et préférait regarder l’occasion, en rappelant que ces équipements ne sortent souvent qu’une ou deux fois par an.
Dijon : autant de visiteurs, mais des paniers plus serrés
Même constat en Côte-d’Or. L’Union sportive des cheminots dijonnais (USCD) tenait sa quatrième bourse aux skis au gymnase Kennedy. D’après ici Bourgogne, environ 2 000 personnes sont venues sur le week-end, un niveau équivalent à 2025, mais le panier moyen a baissé.
Une mère de famille y comparait le prix d’une paire de skis d’occasion, une cinquantaine d’euros, avec les 120 € par semaine et par personne qu’elle paie en location en station. D’autres visiteurs expliquent arbitrer leur budget : ski ou grandes vacances, mais pas les deux.
Le président de la section ski de l’USCD, Rémi Coat, confirme que les acheteurs « vont regarder plus sur de l’occasion que sur du neuf » et repoussent parfois le renouvellement de leur matériel. Le stand le plus actif cette année n’était d’ailleurs pas celui des skis mais celui des vêtements : beaucoup venaient simplement s’équiper chaudement pour l’hiver.
Pourquoi l’occasion a autant de sens pour le matériel de glisse
Le ski est un cas d’école pour la seconde main. Le matériel sert quelques jours par an, s’use peu, et les enfants changent de taille d’une saison à l’autre. Une visiteuse de Bagnols le résumait ainsi : pour un enfant, la seconde main « est une évidence », puisqu’il faudra tout racheter l’année suivante.
Autre avantage, propre aux bourses de club : l’argent reste local. Les commissions prélevées sur les ventes financent les sorties des adhérents, et les bénévoles, souvent skieurs expérimentés, aident à choisir une taille de ski ou de chaussure adaptée.
Ce qu’il faut vérifier avant d’acheter
Pour les chaussures, essayez-les avec de vraies chaussettes de ski et marchez quelques minutes : un chausson trop tassé ou une coque fendue ne se rattrapent pas. Pour les skis, regardez l’état des carres et de la semelle, et faites ensuite contrôler et régler les fixations par un magasin, en fonction du poids et du niveau du skieur. Côté textile, la vérification est simple : fermetures éclair, pressions et coutures.
Les prochaines bourses : novembre reste le bon mois
La saison n’est pas terminée. Le magazine alpin Alti-Mag recense une vingtaine de bourses chaque automne rien qu’en Haute-Savoie, entre octobre et novembre, avec un calendrier mis à jour le 26 octobre. En Lorraine, le ski club de Lunéville tiendra la sienne les samedi 7 et dimanche 8 novembre au gymnase de la Barollière, annonce L’Est Républicain.
Deux conseils pratiques relevés par Alti-Mag : certaines bourses n’acceptent pas la carte bancaire, mieux vaut prévoir des espèces ou un chéquier ; et pour vendre son propre matériel, le dépôt se fait souvent la veille, généralement le vendredi soir, même si quelques bourses acceptent les dépôts en continu.
Vendre ses anciens skis : le bon moment aussi
La bourse fonctionne dans les deux sens. Les skis devenus trop petits, les combinaisons d’enfants et les chaussures qui dorment au garage trouvent preneur pendant ces quelques semaines où la demande est la plus forte. C’est aussi le moyen de financer en partie le matériel de la saison qui vient, sans passer par une plateforme en ligne ni gérer d’envoi.
Questions fréquentes
Combien coûte une paire de skis d’occasion en bourse ?
Les prix varient selon l’âge et la qualité du matériel. À la bourse de l’USCD à Dijon, une mère de famille citait une cinquantaine d’euros la paire pour ses enfants, contre 120 € par semaine et par personne en location en station.
Faut-il payer en espèces dans une bourse aux skis ?
Pas toujours, mais certaines bourses n’acceptent pas la carte bancaire. Il est prudent de prévoir des espèces ou un chéquier.
Comment vendre son matériel de ski dans une bourse ?
Le matériel est déposé auprès du club organisateur, souvent la veille de la vente, généralement le vendredi soir. Le club prélève une commission sur le prix de vente, qui finance ses activités.
